DNA 22 août 2014

La passion du métier

 

 

 

 

 

De Gauche à droite : Emmanuelle Esslinger et isabelle Demouveaux Photo DNA

 

Les deux jeunes femmes voguent sur la passion de leur métier et exercent leurs compétences au bénéfice de personnes sans emploi qui rencontrent des difficultés structurelles momentanées pour se réinsérer dans le monde du travail. « Nous travaillons avec un public prioritaire et nous essayons de les remettre à l’emploi », argue Emmanuelle Esslinger.
« Nous mettons en place un accompagnement social personnalisé et professionnel pour l’intérimaire »
Effectivement Id’Emploi se met au service des personnes sans emploi depuis 12 mois et plus, qui sont obligatoirement inscrites à Pôle emploi, ou des bénéficiaires des minima sociaux (RSA) ou des personnes handicapées. « Le cœur de notre métier est l’insertion professionnelle par des missions d’intérim auprès d’entreprises qui offrent du travail. Mais nous mettons également en place un accompagnement social personnalisé et professionnel pour l’intérimaire et nous concluons un contrat de travail temporaire ainsi la personne devient salariée », explique la directrice. Les personnes en insertion sont rémunérées selon le poste qu’ils occupent, mais ils perçoivent au minimum un salaire égal au SMIC.

En 2013 l’entreprise d’insertion a employé 122 personnes dans différents secteurs d’activité tels que le bâtiment, l’horticulture, le secrétariat, la mécanique, le service de maison et la boulangerie.
30 % ont trouvé un emploi stable : « Grâce à l’accompagnement personnalisé que nous avions mis en place avec chaque personne », précise Emmanuelle Esslinger. Plusieurs personnes ont été formées au désamiantage et d’autres ont réussi le permis de conduire poids lourds ou le permis de cariste.
Néanmoins la directrice reconnaît à demi-mot que remettre quelqu’un au travail n’est pas toujours aisé. Elle estime qu’il faut en premier : « Régler les problèmes personnels des gens pour les rendre disponibles et évider les interférences entre le personnel et le professionnel. La personne doit pouvoir se concentrer sur son travail. Une personne qui n’a pas de moyen de locomotion est limitée dans sa recherche d’emploi. Nous devons l’aider à trouver une solution. »
L’entreprise d’insertion recrute sur entretien. C’est le domaine d’Isabelle Demouveaux qui sans détour déclare : « Je m’intéresse en premier à la personne et à ses motivations avant de lui proposer un emploi. Les personnes qui sont à la recherche d’un emploi ont souvent de nombreuses contraintes à gérer que nous devons essayer d’aplanir avec elles avant de penser à une embauche. »La chargée de clientèle a un fichier très fourni avec des noms d’entreprises qui cherchent à étoffer leur personnel.« Je m’intéresse à la personne avant de lui proposer un emploi »
Enfin, après la mise en adéquation du projet professionnel de la personne en situation d’insertion et les besoins des entreprises utilisatrices, Isabelle propose un emploi à la personne.
Le bien-être et le bonheur sont inhérents à un emploi, c’est ce que révèle une étude réalisée par l’ Express. 73 % de Français ont un métier qui rend heureux…